Vaccins

Les maladies graves et courantes

Les antiparasitaires

Pourquoi est-il conseillé de faire vacciner son animal?

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Vacciner votre chiot

La vaccination a pour objectif de protéger votre chien des maladies fréquentes et contagieuses qui pourraient entraîner sa mort ou affecter sa santé de manière irréversible.

A suivre, les 7 maladies graves les plus fréquentes : la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth, la parvovirose, la rage, la piroplasmose, la leptospirose et la toux du chenil.

À compter de la huitième semaine, les anticorps de la mère n’agissent plus sur le chiot et celui-ci n’est donc plus protégé contre les maladies. En conséquence, la première injection de vaccin doit être effectuée dès la huitième semaine.

Les vaccins sont à renouveler annuellement afin que votre chien soit protégé tout au long de sa vie.

référence : vetostore.com-conseils chien

I – Les maladies graves

references :

Maladies graves

En savoir plus sur les maladies graves – pourquoi vacciner son chien ?

La vaccination n’est obligatoire que dans très peu de cas chez le chien en France. Mais ce n’est pas parce qu’elle n’est pas obligatoire qu’elle n’est pas fortement recommandée pour certaines maladies, afin de protéger nos animaux. Il existe un certain nombre de maladies (virales, bactériennes et parasitaires) pour lesquelles les vaccins sont considérés comme essentiels chez le chien dans nos régions telles : La parvovirose (P), L’hépatite de Rubarth (H), La maladie de Carré (C), La leptospirose (L), La rage (R).

Toutes ces maladies sont relativement graves et potentiellement mortelles chez le chien. Elles sont aussi assez contagieuses.

Les autres vaccins qui existent chez les chiens sont considérés comme facultatifs, car les maladies contre lesquelles ils protègent dépendent du mode de vie du chien. C’est le cas du vaccin contre la toux du chenil (Bordetella, Pi), contre la piroplasmose (Bab), contre la leishmaniose et contre la maladie de Lyme (Ly).

references :

Maladie de Carré

Il s’agit d’une maladie très contagieuse due à un virus qui touche plusieurs espèces de carnivores dont le chien, le loup, le renard, le lynx et le furet. Elle touche préférentiellement les jeunes animaux.

Le chien se contamine par voie oro-nasale au contact de sécrétions contaminées par le virus. Le virus s’attaque aux épithéliums de l’organisme et est ainsi à l’origine de symptômes divers.

La meilleure prévention de la maladie reste le vaccin qui est très efficace chez le chien et chez le furet. La primo-vaccination consiste à réaliser trois injections à un mois d’intervalle chez le chiot puis les rappels se font tous les trois ans chez le chien adulte.

En apprendre plus ? : symptômes, traitement et prévention

référence : illicotveto.com-Dr Marion Tissier-vétérinaire diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon.

Hépatite de Rubarth

L’hépatite de Rubarth est surtout rencontrée chez les chiots de moins de un an, non vaccinés. Cette maladie infectieuse est très contagieuse. Même si elle est devenue rare aujourd’hui.

Cette maladie du foie est due à un adénovirus (CAV1) qui est un petit virus assez résistant dans le milieu extérieur. La transmission se déroule principalement suite à :

-Un contact avec des chiens ou des renards porteurs qui servent de réservoir à la maladie.

-Les parasites externes (puces, poux).

-Le milieu extérieur contaminé par les urines.

La vaccination se pratique dès l’âge de 7 semaines (en même temps que pour la maladie de Carré) et consiste en deux injections à un mois d’intervalle. Le rappel se fait tous les ans ou tous les deux ans.

En apprendre plus ? : symptômes, traitement et prévention

référence : wanimovéto-Dr Bénédicte Hivin-vétérinaire diplomée de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon

Parovidose

Les animaux atteints sont essentiellement les chiots et les chiens adultes non-vaccinés. Il atteint aussi plus spécialement les chiens vivants, ou ayant effectué un passage, en collectivité (cours d’éducation du chiot, élevages, refuges, chenils, expositions, animaleries…).

Elle est causée par le parvovirus canin de type 2, aussi appelé CPV-2. Ce virus est très proche du parvovirus responsable dû typhus chez le chat. Elle est à l’origine d’une gastro-entérite hémorragique pouvant mener au décès de l’animal en quelques heures, dans le cas des formes foudroyantes, en quelques jours en l’absence de prise en charge médicale adaptée en urgence. Le CPV-2 est un virus de petite taille, extrêmement résistant dans l’environnement (plusieurs mois) et résistant à de nombreux désinfectants, ce qui le rend extrêmement contagieux.

La parvovirose est la cause la plus fréquente de mortalité des chiots en élevage, principalement en période de sevrage.

Le seul véritable moyen de prévention contre la parvovirose est la vaccination ! La vaccination contre la parvovirose canine fait partie des valences vaccinales dites essentielles chez le chien quel que soit son mode de vie et son âge. Depuis que cette vaccination a été mise en place dans notre pays elle a permis de diminuer de façon importante le nombre d’animaux infectés par ce virus.

Les chiots, nés de mères correctement vaccinés, vont bénéficier dans leur première semaine de vie d’une immunité contre la parvovirose due aux anticorps maternels transmis par le colostrum (le 1er lait). Cette immunité va progressivement disparaître entre 6 et 16 semaines. D’où l’importance de vacciner son chiot le plus rapidement possible, en général vers l’âge de 8 semaines.

Le protocole vaccinal contre la parvovirose consiste à réaliser, chez le chiot, 3 injections à 1 mois d’intervalle puis un rappel vers les 1 an de l’animal. Ensuite le rappel de vaccin ne peut être réalisé que tous les 3 ans.

En apprendre plus ? : symptômes, traitement et prévention

référence : illicotveto.com-Dr Clément Leroy-Vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse.

Rage

La rage est une maladie mortelle bien connue. Pourtant de nombreux propriétaires se demandent pourquoi la vaccination contre cette maladie est encore recommandée alors que celle-ci n’est plus présente en France à ce jour.

La rage est une maladie infectieuse due à un virus qui peut toucher tous les mammifères dont l’Homme ! C’est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible de l’animal à l’Homme. Une fois la maladie déclarée, elle entraine une encéphalite (inflammation au niveau du cerveau) qui est toujours mortelle. Le virus est présent dans la salive des mammifères contaminés, comme le chat et le chien. Le virus est excrété dans la salive jusqu’à 15 jours avant l’apparition des symptômes. La transmission de la maladie se fait par morsure, griffure ou léchage sur une plaie ou des muqueuses.

Il n’est pas obligatoire de vacciner son chien contre la rage en France sauf pour les chiens de catégories dits dangereux (loi de janvier 1999).

La vaccination antirabique est obligatoire lorsque vous souhaitez voyager hors du territoire français avec votre chien (chat ou furet).

En apprendre plus ? : symptômes, traitement et prévention

référence : illicotveto.com-Dr Tatiana Pradel-vétérinaire diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon (Vetagro Sup)

Piroplasmose

La piroplasmose, aussi appelée babésiose canine, est une maladie parasitaire infectieuse sanguine transmise par les tiques au chien uniquement.

Elle est due à un parasite protozoaire qui s’appelle Babesia canis. Il est transmis par les tiques Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus que l’on trouve aussi bien dans les grandes forêts qu’en ville (parcs, jardins). Cette maladie est plus présente dans certaines parties de France comme dans le Sud-Ouest, le Massif Central et les départements de l’Est : c’est là où on trouve le plus de tiques porteuses du parasite. Cette maladie présente aussi un caractère saisonnier : les animaux malades sont plutôt présentés au printemps et en automne.

La piroplasmose est une maladie potentiellement très grave. Elle peut entraîner le décès de l’animal ou causer des séquelles rénales par exemple.

Il existe un vaccin contre la piroplasmose en France : c’est le Pirodog©. Il ne peut être utilisé qu’à partir de l’âge de 5 mois. Le protocole de primo-vaccination consiste à réaliser deux injections sous-cutanée à 3-4 semaines d’intervalle. Les rappels sont ensuite à faire tous les ans ou tous les 6 mois en fonction du mode de vie et du risque auquel est exposé le chien.

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référence : illicotveto.com-Dr Tatiana Pradel-vétérinaire diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon (Vetagro Sup)

Leptospirose

La leptospirose est une maladie bactérienne infectieuse due à des bactéries spirochètes du genre leptospira. C’est aussi une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible de l’animal à l’Homme. C’est une maladie que l’on retrouve à l’échelle de la planète.

Les bactéries du genre leptospira se divisent en plusieurs sérogroupes qui sont différents d’un point de vue génétique. En France, les principaux sérogroupes mis en évidence sont Leptospira CanicolaL. IcterohaemorrhagiaeL. Australis et L. Grippotyphosa. Ces bactéries sont principalement retrouvées dans les eaux souillées du milieu extérieur par de la faune sauvage (rongeurs, hérissons …) mais aussi dans l’urine contaminée (de chien par exemple). Les chiens vivants en ville sont tout aussi à risque que les chiens vivants en campagne.

Les bactéries attaquent, dans la forme la plus fréquente, les reins ce qui entraîne une insuffisance rénale aiguë associée à de la fièvre, de l’abattement, des troubles digestifs et une baisse d’appétit. Les leptospires peuvent aussi toucher le foie et les poumons.

La primo-vaccination contre la leptospirose chez le chiot consiste en trois injections à 2, 3 et 4 mois d’âge. On réalise 2 injections seulement si on commence la vaccination contre la leptospirose à l’âge de 3 mois (idem pour un chien adulte qui n’est plus à jour de ses vaccins). On effectue le premier rappel au 1 an de l’animal puis tous les ans.

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référence : illicotveto.com-Dr Tatiana Pradel-vétérinaire diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon (Vetagro Sup)

Toux de chenil

La toux de chenil, également appelée trachéobronchite infectieuse canine, est une maladie très contagieuse, principalement rencontrée en automne et hiver, qui affecte l’appareil respiratoire. On la retrouve surtout dans les collectivités et lieux de rassemblements canins

Il est bon de savoir que lorsque l’on vaccine son chien contre les maladies de base, à savoir CHPPi (maladie de Carré, Hépatite de Rubarth, Parvovirose et Parainfluenza virus), on protège déjà en partie contre certains agents pathogènes responsables de la toux du chenil.

-Le Parainfluenza virus est déjà inclus dans les mélanges vaccinaux classiques, avec des rappels annuels.

-Lorsque l’on vaccine contre l’Hépatite de Rubarth on vaccine contre l’Adénovirus canin de type I. Il existe une immunité croisée avec l’Adénovirus canin de type II, fréquemment impliqué dans la toux du chenil chez le chien. C’est-à-dire que lorsque l’on vaccine contre l’Hépatite de Rubarth, les anticorps développés par le chien seront aussi efficaces contre l’autre variant du virus responsable de la maladie respiratoire.

Pour les vaccins qui se font par injection sous-cutanée  : les chiens doivent être âgés d’au minimum 4 semaines ; La primo-vaccination consiste en 2 injections espacées de 2 à 3 semaines ; La protection dure 1 an, il est donc nécessaire de réaliser un rappel tous les ans.

En apprendre plus ? : symptômes, traitement et prévention

référence : illicotveto.com-Dr Tatiana Pradel-vétérinaire diplômée de l’École Nationale Vétérinaire de Lyon (Vetagro Sup)

II – Les maladies courantes du spitz

Maladies courantes du spitz

Le Spitz Allemand est une race très populaire, résistante, qui bénéficie d’une longévité importante.

Il tombe rarement malade de manière générale. Cependant, comme de nombreux autres chiens de race, il est prédisposé à développer un certain nombre de maladies.

Quelques maladies rencontrées chez le Spitz Allemand :

  • Hyperuricosurie
  • Persistance du canal artériel
  • Tétralogie de Fallot
  • Alopécie X

 

référence : illicotveto.com-Dr Sarah André-vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Nantes.

Hyperuricosurie

L’hyperuricosurie est une maladie génétique héréditaire qui aboutit à la formation de calculs d’urate d’ammonium dans le système urinaire.

Les chiens atteints ne métabolisent pas correctement l’acide urique (qu’on appelle aussi urate) ce qui entraîne son accumulation dans le sang et les urines. Un pH urinaire acide et une concentration suffisante des urines provoquent alors la formation de cristaux d’urate d’ammonium qui précipitent en calculs urinaires.Ce trouble métabolique résulte de la présence d’une mutation génétique. Certaines races sont fréquemment touchées : 100% des Dalmatiens sont porteurs, ainsi que 50% des Terriers Noirs Russes et 35% de Braques de Weimar et des Bouledogues Anglais.

Les cristaux d’urate d’ammonium sont aussi communs dans les urines des chiens souffrant de graves maladies hépatiques, sans pour autant qu’ils soient porteurs de la mutation et donc concernés par l’hyperuricosurie génétique au sens strict.

Seulement une petite fraction des chiens porteurs de la mutation exprimera des symptômes, généralement entre 3 et 6 ans :

  • Emission fréquente d’urines ou impossibilité totale d’uriner en cas s’obstruction urinaire par un ou des calculs,
  • Douleur lors de l’émission d’urines et/ou présence de sang dans les urines.

Le diagnostic est établi par la réalisation d’une échographie du système urinaire car la radiographie ne permet pas de visualiser ces calculs bien spécifiques. Cet examen peut être doublé d’une analyse d’urines qui révèle la présence de cristaux d’urate d’ammonium parfois associés à une infection urinaire.

Un test ADN existe et est fortement recommandé pour dépister la mutation génétique. Un individu qui présente des symptômes a forcément deux parents porteurs sains de la mutation et il convient de prévenir l’éleveur pour écarter ces chiens de la reproduction.

Une alimentation spécifique doit être mise en place. Elle est administrée sous forme humide et répond à trois objectifs :

  • Réduire l’apport en purine (composé précurseur de l’acide urique),
  • Diluer les urines au maximum,
  • Rendre les urines plus basiques pour éviter la précipitation des calculs.

Un traitement médical à base d’allopurinol est parfois prescrit en parallèle de cette alimentation et doit être administré matin et soir. Les infections urinaires doivent également être traitées. Cette combinaison permet dans un grand nombre de cas de dissoudre les calculs en quelques semaines. Le retrait chirurgical ne doit être envisagé qu’en cas d’urgence (obstruction urinaire).

référence : illicotveto.com-Dr Laurie Bonnet-vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Nantes.

Persistance du canal artériel

La persistance du canal artériel est la maladie cardiaque congénitale la plus fréquente chez le chien.

Le canal artériel est un petit vaisseau sanguin permettant au sang d’éviter de circuler au sein des poumons encore immatures et non-fonctionnels du fœtus. Ce vaisseau se ferme spontanément quelques jours après la naissance, ce qui entraîne une redirection du flux sanguin vers les poumons afin de se charger en oxygène.

Chez certains chiots, ce canal artériel ne se ferme pas correctement. Cela perturbe le fonctionnement normal du cœur et aboutit à une insuffisance cardiaque qui s’installe au bout de quelques mois.

Les femelles sont plus à risques que les mâles et une composante génétique a été identifiée chez certaines races prédisposées.
Souvent, le seul symptôme est la présence d’un souffle cardiaque important, assez caractéristique, parfois associé à des anomalies du rythme cardiaque. Le chiot peut aussi présenter un retard de croissance et une fatigue anormale, ou plus rarement une toux et des difficultés respiratoires.

Le diagnostic est établi grâce à la réalisation d’une échographie cardiaque avec Doppler, afin de visualiser la présence du canal artériel, mais aussi d’évaluer les conséquences sur le muscle et la fonction cardiaque.

Le traitement de choix est chirurgical et consiste à ligaturer artificiellement ce canal artériel. Cela permet généralement une guérison définitive si l’intervention est envisagée suffisamment tôt, avant l’apparition d’une insuffisance cardiaque irréversible. Si cette intervention est contre-indiquée (risque opératoire, insuffisance cardiaque trop avancée), un traitement médical peut être prescrit afin de soulager au maximum l’animal. Malheureusement, en l’absence de chirurgie, le pronostic est sombre. En effet, seuls 40% des chiots survivent au-delà de 18 mois.

Si vous venez d’acquérir un chiot, il est donc impératif de le présenter à votre vétérinaire traitant afin de réaliser un examen clinique et de dépister un éventuel souffle cardiaque, par exemple à l’occasion d’une consultation vaccinale. Le pronostic et les chances de guérison dépendent directement de la précocité du diagnostic.

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de test génétique pour déterminer si votre animal présente la mutation responsable de cette maladie.

référence : illicotveto.com-Dr Laurie Bonnet-vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Nantes.

Tétralogie de Fallot

La tétralogie de Fallot est une maladie cardiaque congénitale peu fréquente chez le chien et rarement observée chez le chat. Cette malformation résulte d’un développement embryonnaire anormal et associe :

  • Un rétrécissement du diamètre de l’artère pulmonaire (sténose pulmonaire),
  • Un trou dans la cloison qui sépare les deux ventricules du cœur (communication interventriculaire),
  • Une anomalie de position de l’aorte,
  • Une augmentation de la taille du ventricule droit par épaississement du muscle cardiaque (hypertrophie).

La combinaison de ces quatre anomalies entraîne un mauvais approvisionnement des tissus en oxygène (hypoxie). Afin de compenser ce défaut d’oxygène, l’organisme produit des globules rouges de manière excessive, ce qui aboutit à un épaississement du sang et rend sa circulation dans les vaisseaux sanguins plus difficile. On parle alors d’hyperviscosité sanguine.

Chez le chiot, la maladie s’exprime généralement aux alentours de 6 mois. Le défaut d’oxygénation provoque une coloration bleutée des muqueuses, appelée cyanose, qui représente le symptôme le plus fréquent. Le jeune animal peut également présenter une fatigue majeure à l’effort, des difficultés respiratoires ou encore un retard de croissance.

Lors de l’auscultation, le vétérinaire détecte souvent un souffle cardiaque. Celui-ci peut être d’intensité variable selon la gravité de la maladie, voire inexistant.

La radiographie thoracique peut permettre de visualiser une augmentation du volume du cœur droit. C’est l’échographie cardiaque qui permet d’établir un diagnostic de certitude par l’observation directe des anomalies citées précédemment. Une prise de sang peut être réalisée, afin d’évaluer la quantité de globules rouges.

Le traitement de choix de la tétralogie de Fallot est chirurgical. Il permet la correction des 4 anomalies caractéristiques de la maladie. Cependant, ce type d’intervention est très peu accessible en médecine vétérinaire, pour des raisons de technicité, de coût et de matériel.
Un traitement médical de confort peut alors être proposé et repose notamment sur la réalisation de saignées régulières pour diminuer la viscosité du sang. Le pronostic est assez variable selon la gravité des malformations et les complications associées. Malheureusement, la durée de vie des animaux présentant une tétralogie de Fallot est courte, avec une médiane de survie de 2 ans, le risque de mort subite étant assez important.

Il n’existe pas de test génétique permettant à l’heure actuelle de dépister cette maladie.

référence : illicotveto.com-Dr Laurie Bonnet-vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Nantes.

Alopécie

L’alopécie X est une maladie chronique de la peau, non-inflammatoire, d’évolution progressive et dont la cause n’est pas totalement identifiée. Dans le langage médical, le terme d’alopécie désigne une absence de poils.

Cette affection concerne principalement les races à pelage épais et pelucheux (typiquement les races nordiques).

Elle est la conséquence d’un dysfonctionnement de la croissance des poils qui pourrait être lié à un déséquilibre hormonal d’origine génétique.

On observe alors une perte de poils, d’intensité variable selon les individus. On peut parfois constater un aspect duveteux du poil si la perte est partielle ou une alopécie totale, en quelques mois, au niveau de certaines zones caractéristiques :

  • Le cou,
  • L’abdomen,
  • Les flancs,
  • L’arrière des cuisses,
  • La queue.

La chute de poils commence généralement entre 1 an et 3 ans. Les mâles et les femelles, stérilisés ou non, sont atteints de la même manière. Les premiers symptômes sont typiquement une modification de la qualité du pelage, qui devient plus doux et clairsemé, donnant à la robe un aspect de pelage de chiot.

La stérilisation est souvent proposée comme essai thérapeutique afin de diminuer l’influence des hormones sexuelles sur le cycle de croissance du poil. Les repousses initialement observées sont généralement suivies d’une rechute.

Des implants hormonaux de mélatonine et de desloréline ont également été proposés comme alternative médicale. On observe une repousse du poil dans un peu plus de 50% des cas.

Quel que soit le traitement, la repousse des poils est souvent incomplète ou transitoire.

La peau de ces chiens étant souvent très sèche, une bonne hydratation à l’aide de produits vétérinaires adaptés est essentielle. En revanche, les shampooings se targuant de stimuler la repousse du poil sont généralement plus délétères que bénéfiques.

Cette alopécie étant sans conséquence sur la santé de l’animal, il est également envisageable de choisir de ne pas la traiter.

référence : illicotveto.com-Dr Clément Leroy-vétérinaire diplômé de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse.

Eternuement inversé

le Reverse Sneezing, que l’on traduit par “éternuement inversé”, est un phénomène fréquent chez les chiens qui peut toucher toutes les races. Si cela peut paraître impressionnant, tellement votre chien fait des bruits bizarres, pas de panique pour autant !

Elle est causée par une irritation du nez et du pharynx. Elle se manifeste par une crise au cours de laquelle le chien inspire fortement par le nez et émet des bruits qui ressemblent à des ronflements.

Durant ces crises d’éternuements inversées, le chien allonge le cou et est tendu. Il garde la gueule fermée et inspire plusieurs fois très bruyamment, un peu comme le bruit que ferait un cochon.

C’est en fait un réflexe mécanique qui est provoqué suite à une sensation d’irritation dans le nez ou le pharynx pour évacuer ce qui le gêne. Cela ressemble à une toux, mais au lieu d’expulser vers les cavités nasales, comme un éternuement normal, le chien aspire pour faire descendre les sécrétions vers le fond de sa gueule, d’où le terme “internuement”. Il peut ensuite déglutir et supprimer ainsi ces éléments irritants.

Le Reverse Sneezing est une sorte de crise d’éternuement inversée chez le chien. Il est sans danger pour votre animal de compagnie. Cela peut aussi survenir lorsque le chien est en état d’excitation, en mangeant, en buvant ou en reniflant lors des promenades.

Quand votre chien présente des épisodes d’éternuements inversés, vous pouvez essayer d’y mettre fin en bouchant une ou deux secondes ses narines, mais attention pas plus longtemps !

Vous pouvez aussi lui masser la gorge pour provoquer une déglutition, mais cela demande une certaine technique.

Généralement, la crise s’arrête d’elle-même. Mais il peut être très utile de rassurer ensuite votre chien angoissé par ce phénomène, et par les bruits qu’il a pu émettre.

Les crises de Reverse Sneezing sont occasionnelles et peuvent être causées par un corps étranger (poussière, pollen, etc), des vapeurs de produits toxiques ou encore des pathogènes irritants pour les muqueuses du chien (bactéries, virus).

Il peut aussi arriver que ces éternuements inversés chez le chien soient dûs à une déviation de la cloison nasale, une malformation ou encore une allergie. Mais dans ces cas-là, vous observerez d’autres symptômes comme des halètements, un abattement ou encore de la fièvre. C’est pour cela que si les crises de Reverse sneezing sont trop fréquentes, il est préférable d’aller consulter votre vétérinaire.

En apprendre plus ?

référence : santevet.com-Maryline Pattin

III – Les antiparasitaires internes et externes

Vermifuger votre chien

Vermifuger votre chien est important pour le protéger contre les vers.

Les parasites internes représentent un danger pour la santé du chien. Ils peuvent être à l’origine de troubles plus importants, en particulier chez les très jeunes animaux (retard de croissance, amaigrissement, vomissement, diarrhée, ventre ballonné, perte de vitalité…)

Ils peuvent aussi atteindre d’autres organes vitaux tels que le cœur, les poumons ou les yeux.

Il faut aussi traiter son chien pour protéger la santé de son entourage familial. Certains vers sont transmissibles à l’homme.

Il existe trois sortes de vermifuge pour chien : la solution buvable, les comprimés ou le traitement par injection. Votre vétérinaire saura vous conseiller sur le type de vermifuge adapté à votre chien.

Il est conseillé de vermifuger les animaux dès l’âge de 2 semaines. Puis à 4, 6 et 8 semaines, ensuite une fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Il est ensuite recommandé de le vermifuger 4 fois par an, à chaque changement de saison.

référence : santédemonchien.fr

En apprendre plus ? : ESCCAP France est une association qui a pour but de traduire en français, d’adapter, de diffuser et de promouvoir des recommandations européennes relatives au diagnostic et au traitement des maladies parasitaires et fongiques des animaux de compagnie et du cheval.

Antiparasitaire

Un chien qui se gratte très souvent et de manière frénétique, est peut être atteint de puces, de poux, d’aoûtats, d’une gale du corps ou encore être allergique à la poussière, aux acariens ou aux pollens. Si votre chien se gratte anormalement, n’hésitez pas à consulter un vétérinaire qui lui donnera le traitement approprié.

Toutes ces petites bêtes qui cherchent à le piquer ou à le mordre à travers son pelage (comme les tiques, les moustiques et les phlébotomes) peuvent lui transmettre des maladies graves.

La prévention antiparasitaire reste essentielle et doit être maintenue tout au long de l’année afin de réduire les risques d’infection et les maladies graves. Le retrait des tiques plantées est indispensable, même si votre animal est déjà protégé par un antiparasitaire externe.

référence : santédemonchien.fr

En apprendre plus ? : ESCCAP France est une association qui a pour but de traduire en français, d’adapter, de diffuser et de promouvoir des recommandations européennes relatives au diagnostic et au traitement des maladies parasitaires et fongiques des animaux de compagnie et du cheval.

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